Cycle de conferences 2009, "la diversité"
La diversité, cycle de conférences année 2009 Coordonnateur du cycle : Didier Laroque
S’opposant à la simple multiplicité numérique, le mot « diversité » traduit une différence intrinsèque et qualitative entre les objets qu’il englobe. On peut entendre dans une telle opposition ce qui sépare allos et hétéros – l’autre pluriel et l’autre singulier - , en sorte que « diversité » paraît signifier un tout hétérogène : un tout dont les parties diffèrent. Devant une telle totalité, l’intelligence semble s’obscurcir, car comment penser ce qui est singulier sans être désuni ? Comment conçoit-on des structures et des fonctions qui ne sont pas semblables et qui constituent cependant une unité ?Faut- il entendre que les objets divers ne sont pas dépareillés et qu’ils contiennent, pour ainsi dire, l’image générale où chacun d’eux trouve sa place.
Public : étudiants de 3e, 4e, 5e année ; et tout public.
Lieu & heure : Auditorium du Musée des Beaux-Arts, 16h
Programme
7 janvier 2009 "Diversité et unité" , Baldine Saint Girons ;
14 janvier 2009 "La pensée mathématique de la diversité", Jean Dhombres ;
21 janvier 2009 "La diversité comme principe du design" , Béatrice de Damas ;
11 février 2009 "L’unité diverse de l’œuvre picturale", Gérard-Georges Lemaire ;
18 février 2009 "La diversité : entre structure et existence", Nicolas Floury ;
11 mars 2009 "Figurer la foule : entre la variété et le myriadaire", Paulette Chone ;
18 mars 2009 "Politique et diversité : la cité utopique", Alain Pons ;
25 mars 2009 "Sur la diversité du roman", Jean-Patrice Courtois ;
1 avril 2009 "La diversité comme liberté de l’œuvre", Alberto Manguel ;
15 avril 2009 "La diversité des arts en question" , Anne Boissière ;
6 mai 2009 "Entretien sur la composition", Colette Lambrichs ;
La légéreté, cycle de conférences année 2008 Coordonnateur du cycle : Didier Laroque
Comme la mélancolie est l’accord obligé de l’épicurisme, la légèreté ne saurait être séparée de la gravité ; en sorte qu’il convient, si l’on désire penser l’une ou l’autre notion, de concevoir en premier lieu leur unité problématique. Ajustée au sein d’une discordante concorde, la légèreté correspond au fond à l’expression d’une force et d’une tension qui nous sont intérieures. Saurions-nous ce qu’est la légèreté sans l’expérience que nous en avons, sans l’effort que nous faisons pour soulever un poids et la peine inhérente ? La légèreté ultime ne serait-elle pas l’exemption du « fardeau de l’existence » ? Au fil des conférences proposées, nous étudierons la nature de ce qui définit la légèreté. Nous constaterons qu’elle ne procède pas du retrait, car elle ne se confond pas avec le dynamisme ; nous saurons qu’un allègement de la masse peut être procuré par un ajout. Nous considérerons comment se résout l’étreinte pathétique de la pesanteur et de l’ascendante résistance, lorsque la force qui pèse et la force qui supporte, s’annulent ou s’allègent.
23 janvier Yolaine Escande
« Légèreté et morale du rapport au monde dans l’esthétique chinoise »
30 janvier Marc Perelman
« Lumière et transparence dans l’œuvre de F. Lloyd Wright »
6 février Daniel Dobbels
« L’apesanteur du geste dansé »
19 mars Frédérique Villemur
« Du je-ne-sais-quoi humaniste au presque-rien contemporain »
26 mars Sally Bonn
« B. Newman, le retrait et le soulèvement »
2 avril Line Herbert-Arnaud
« Peter Downsbrough, une oeuvre de la structuration de l’inframince »
7 mai Suzanne Liandrat-Guigues
« Légèreté de la séquence chez J. Demy »
14 mai Dominique Delaunay
« La photographie au risque de la disparition »
21 mai Patricia Touboul
« Beauté gracieuse, beauté de la Grâce. Les principes de la peinture selon Fénelon »
28 mai Samuel Bianchini
« Les nouvelles technologies au service de la disparition »
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